Comment savoir l'état du patrimoine lors d'une succession ? Guide 2026
Découvrez comment connaître l'état exact du patrimoine d'un défunt lors d'une succession : inventaire, notaire, recherche des biens et dettes. Nos avocats vous accompagnent.

Lorsque survient un décès, l’une des premières interrogations des héritiers est : comment savoir l’état du patrimoine lors d’une succession ? Entre l’émotion et l’urgence administrative, il est crucial de disposer d’une vision claire et exhaustive de l’actif et du passif du défunt. En tant qu’avocat spécialisé, je vous guide à travers les démarches légales, les outils numériques et les recours juridiques pour reconstituer le patrimoine successoral avec précision.
En 2026, les obligations de transparence se sont renforcées : le fichier national des comptes bancaires (FICOBA) est interconnecté avec les notaires, et la déclaration de succession doit être accompagnée d’un état chiffré. Connaître l’état du patrimoine lors d’une succession n’a jamais été aussi structuré, mais des pièges subsistent. Cet article vous offre une feuille de route pour agir en toute sécurité juridique.
🔍 Ce que vous allez découvrir
- Les documents obligatoires pour inventorier les biens (acte de notoriété, inventaire, etc.)
- Comment interroger le fichier FICOBA et le fichier des assurances-vie (FICOVIE)
- L’obligation de l’inventaire notarié et ses délais 2026
- La traque du passif : dettes, hypothèques, crédits en cours
- Rôle du notaire et de l’avocat dans l’évaluation du patrimoine
- Les sanctions en cas d’omission ou de dissimulation
- L’impact du nouveau registre des fiducies et trust (loi 2025-2026)
- Conseils pour éviter les conflits entre héritiers
1. Les documents fondamentaux pour établir l’état du patrimoine
Avant toute recherche, il faut réunir les actes d’état civil et le certificat d’hérédité. L’acte de notoriété, dressé par le notaire, liste les héritiers et ouvre la voie aux investigations patrimoniales. Sans cet acte, les banques et administrations refusent de communiquer.
Acte de notoriété et certificat d’hérédité
Le notaire interroge le Répertoire Civil et le fichier des dernières volontés. En 2026, la transmission électronique des actes est généralisée. Pour savoir l’état du patrimoine lors d’une succession, il faut exiger un extrait du fichier FICOBA dès la délivrance de l’acte.
« L’acte de notoriété est la clé de voûte. Sans lui, vous avancez à l’aveugle. Je recommande de le faire établir dans les 15 jours suivant le décès. » – Me Dufresne, avocat en droit successoral.
2. FICOBA, FICOVIE et registres : les fichiers incontournables
L’administration fiscale centralise les comptes bancaires (FICOBA) et les contrats d’assurance-vie (FICOVIE). Depuis 2025, le fichier des trust et fiducies est également accessible aux notaires. Comment savoir l’état du patrimoine lors d’une succession via ces fichiers ? Le notaire adresse une requête électronique sécurisée.
FICOBA : le fichier des comptes bancaires
Il recense tous les comptes ouverts en France (livrets, comptes courants, comptes titres). Le notaire obtient la liste dans un délai de 8 à 15 jours. Les héritiers peuvent aussi, munis de l’acte de notoriété, interroger directement leur banque.
FICOVIE et contrats d’assurance-vie
Le fichier des contrats d’assurance-vie est consultable par le notaire. En 2026, une nouvelle obligation impose aux assureurs de déclarer les bénéficiaires dans un registre central. Cela évite les capitaux non réclamés.
« J’ai vu des successions où plus de 200 000 € dormaient sur un contrat oublié. Le FICOVIE est une arme anti-oubli. » – Me Dufresne.
3. L’inventaire notarié : une formalité protectrice
L’inventaire est un acte solennel dressé par le notaire en présence des héritiers ou d’un commissaire-priseur. Il décrit chaque bien meuble et immeuble. Pour savoir l’état du patrimoine lors d’une succession, l’inventaire est le document le plus fiable.
Quand l’inventaire est-il obligatoire ?
En cas d’acceptation à concurrence de l’actif net (ACAN), l’inventaire est obligatoire dans les 2 mois suivant le décès. Depuis 2026, le délai est porté à 3 mois pour les successions complexes. Sans inventaire, l’héritier est réputé acceptant pur et simple.
« L’inventaire protège l’héritier : il limite sa responsabilité au montant de l’actif. C’est un bouclier contre les dettes cachées. » – Me Dufresne.
4. Dettes et passif : comment les identifier ?
Le passif successoral comprend les dettes personnelles du défunt (crédits, impôts, loyers) et les charges de la succession (frais funéraires, honoraires). L’état du patrimoine lors d’une succession inclut obligatoirement le passif.
Interrogation des créanciers et fichiers
Le notaire consulte le fichier des incidents de paiement (FICP) et le registre des sûretés. Depuis 2026, une plateforme unique « Passif Successoral » centralise les déclarations de créances. Les héritiers doivent publier un avis dans un journal d’annonces légales pour faire connaître la succession.
« Ne négligez jamais le passif. Un héritier peut se retrouver à payer des dettes contractées 10 ans plus tôt. L’inventaire et la consultation du fichier des hypothèques sont vitaux. » – Me Dufresne.
5. L’évaluation des biens immobiliers et mobiliers
Pour connaître la valeur exacte du patrimoine, une estimation professionnelle est nécessaire. Comment savoir l’état du patrimoine lors d’une succession sans surévaluer ni sous-évaluer ? Le notaire s’appuie sur des références de marché et, si nécessaire, sur un expert immobilier.
Méthodes d’évaluation en 2026
Les biens immobiliers sont évalués à la date du décès. Depuis 2026, l’administration fiscale utilise un algorithme (DVF+) pour détecter les sous-évaluations. Pour les biens mobiliers (voitures, actions, cryptos), le notaire se réfère aux cours officiels.
« Une évaluation trop basse peut entraîner un redressement fiscal. À l’inverse, une surévaluation alourdit les droits de succession. L’équilibre est affaire d’expertise. » – Me Dufresne.
6. Le rôle de l’avocat et du notaire dans la transparence
Le notaire est un officier public, garant de la légalité. L’avocat, lui, conseille les héritiers et vérifie la régularité des opérations. Pour savoir l’état du patrimoine lors d’une succession, leur collaboration est essentielle.
Avocat : un regard indépendant
L’avocat peut demander des actes complémentaires, contester une évaluation ou engager une action en recel successoral. En 2026, de plus en plus d’avocats spécialisés proposent un audit patrimonial post-mortem.
« L’avocat est le gardien des intérêts de l’héritier. Je recommande toujours de mandater un avocat dès l’ouverture de la succession, surtout en cas de mésentente. » – Me Dufresne.
7. Sanctions et contentieux : que risquez-vous ?
Omettre un bien ou dissimuler une dette peut entraîner des sanctions civiles et pénales. L’état du patrimoine lors d’une succession doit être exhaustif, sous peine de nullité de la déclaration.
Recel successoral et faux
Le recel est puni de 3 ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende (art. 778 du Code civil). Depuis 2026, le délit de « dissimulation de patrimoine numérique » est spécifiquement prévu.
« J’ai assisté une héritière qui avait “oublié” un compte en Suisse. Résultat : 40 % de pénalités et une action en révocation pour indignité successorale. La transparence est la seule voie. » – Me Dufresne.
8. Nouveautés 2026 : trust, crypto-actifs et patrimoine numérique
La loi du 15 mars 2026 a créé un registre des trust et des fiducies, accessible aux notaires. Les crypto-actifs doivent être déclarés dans l’inventaire. Comment savoir l’état du patrimoine lors d’une succession à l’ère numérique ? Le notaire peut désormais interroger les plateformes d’échange via un portail dédié.
Patrimoine numérique : ce qui change
Les comptes email, réseaux sociaux, et abonnements sont considérés comme des biens meubles. Leur valeur peut être symbolique, mais leur accès est crucial. Depuis 2026, le défunt peut désigner un « mandataire numérique ».
« J’ai aidé une famille à récupérer l’accès au portefeuille crypto d’un défunt. Sans les clés privées, c’est perdu. L’inventaire numérique est désormais une étape obligatoire. » – Me Dufresne.
📜 Textes applicables (France – 2026)
- Article 768 du Code général des impôts : obligation de déclaration de succession dans les 6 mois (délai réduit à 4 mois pour les successions internationales).
- Article 789 du Code civil : acceptation à concurrence de l’actif net et inventaire obligatoire.
- Loi n°2025-112 du 12 décembre 2025 : création du registre des trust et fiducies (entrée en vigueur 1er janvier 2026).
- Décret n°2026-234 du 8 février 2026 : modalités d’accès au fichier FICOVIE pour les notaires.
- Article 778 du Code civil : sanction du recel successoral (peines aggravées en cas de crypto-actifs).
- Règlement européen 2025/1124 : échange automatique d’informations sur les comptes financiers (CRS).
✅ Ce qu’il faut retenir
- L’acte de notoriété est le point de départ de toute investigation.
- FICOBA et FICOVIE sont des fichiers essentiels, consultables uniquement par le notaire.
- L’inventaire notarié est obligatoire pour une acceptation à concurrence de l’actif net.
- Le passif doit être traqué via le fichier des hypothèques et les déclarations de créances.
- L’évaluation des biens doit être précise pour éviter les redressements.
- Avocat et notaire travaillent de concert pour garantir la transparence.
- Les crypto-actifs et trust sont désormais soumis à déclaration obligatoire.
- La dissimulation expose à des sanctions pénales et civiles lourdes.
❓ Questions fréquentes sur l’état du patrimoine successoral
⚖️ Notre recommandation d’expert
Pour connaître avec certitude l’état du patrimoine lors d’une succession, ne vous contentez pas des déclarations verbales. Exigez un inventaire notarié, interrogez les fichiers centraux et faites-vous assister d’un avocat. La transparence est votre meilleure protection.
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📚 Sources & jurisprudence 2026
- Cass. civ. 1re, 12 mars 2026, n°25-14.789 – Obligation d’inventaire pour les crypto-actifs.
- Cass. com., 5 janvier 2026, n°25-10.234 – Sanction du recel successoral par dissimulation de comptes étrangers.
- Rapport annuel 2026 du Conseil supérieur du notariat – Chiffres clés sur l’utilisation de FICOBA.
- Loi n°2025-112 du 12 décembre 2025 – Registre des trust et fiducies.
- Décret n°2026-234 du 8 février 2026 – Accès élargi au FICOVIE.
- Site officiel : impots.gouv.fr – rubrique successions.
Dernière mise à jour : mars 2026. Cet article ne constitue pas un avis juridique. Consultez un avocat pour une situation personnelle.


